Coups de gueule

Comment un système archaïque incite à sécher les cours !

Par itello, le 30/10/2008 à 21h26
Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Je suis blotti confortablement dans mon lit douillet et je rêve de paysages merveilleux. Quand tout à coup, mes yeux se décident à s'ouvrir. Il faut relativiser : je ne me suis pour une fois pas réveillé à cause de cette horrible musique que produit ce monstre que l'on nomme réveil ! Peut-être est-ce une journée qui commence bien ?

7h45 ?!! Je n'ai pas entendu le réveil ? Mon esprit doit essayer de fonctionner à froid pour trouver rapidement la solution. Aller à l'école ? Je serais en cours à 8h05 au plus tôt. Vu le professeur que l'on a, je ne serais pas accepté. Une heure d'absence donc… Pas grave, je peux la rattraper. Mais une demi-journée d'absence inscrite dans mon bulletin scolaire…

Hep, attendez ! Je vais courir pour aller en cours, être refusé avec un certain mépris, attendre pendant une heure en permanence et avoir une demi-journée d'absence inscrite sur mon bulletin ? Je n'ai pourtant eu que cinq petites minutes de retard.

Et puis zut ! Je ne vais pas en cours de toute la matinée. Retour à la case "Lit".


Pour ceux qui n'iraient plus à l'école ou n'auraient jamais eu à faire face au comptage par demi-journée, il est d'usage de ne pas compter les heures d'absences mais des demi-journées pleines à chaque absence. Ainsi, que l'on ait manqué une heure de cours ou bien une demi-journée entière, la vie scolaire n'en fait pas plus cas.

Et, bien que je n'aime pas manquer des heures de cours, ce système m'incite malgré tout à manquer une demi-journée de cours pour une vulgaire panne de réveil. C'est tellement plus facile et tellement moins contraignant. On évite les commentaires désagréables du professeur et l'heure de permanence. Et, cerise sur le gâteau, au retour, ce même professeur prendra de nos nouvelles. "Oh, tu es sûr que tu vas bien ? T'étais très malade et tu viens quand même en cours l'après-midi ? Ça, c'est un élève sérieux !".

La RATP s'intéresse visiblement à notre bien-être

Par itello, le 29/10/2008 à 23h50
Bonjour,

Pour ce premier article, je vais vous parler d'un problème qui a déjà fait couler énormément d'encres : l'amabilité des Parisiens. Et bien la RATP a visiblement décidé d'agir pour lutter contre notre énervement et rendre nos journées plus roses. En effet j'ai pu, dans les jours précédents l'écriture de cet article, remarquer que les conducteurs de bus prennent de plus en plus l'habitude de rétablir le contact avec le client.

Mais comment me demanderez-vous ?
Entre autre grâce à la fameuse vitre "anti-agression" dans des arrondissements chauds de Paris… le 4e et le 15e par exemple. Cette vitre permet certainement un contact plus sincère et amical.

Mais ils ne se cantonnent pas à ça. Ils savent rendre nos journées gaies grâce aux voix pré-enregistrées qui à quelques mots près disent :
Faut vous pousser encore plus au fond, gros lards !
Nous ne pouvons évidemment pas douter de leur sincérité.

Mais de notre côté, nous aussi, nous devons faire des efforts. Il est normal que le client utilise des formules de politesses élaborées pour demander son billet. Un simple "Bonjour. Puis-je avoir un billet ?" est inacceptable. Nous avons oublié le s.v.p !

En effet, comme le conducteur vous le fera bien sentir, ce billet est un cadeau qu'il vous fait et non un acquis. Voyons !

On a de la chance d'avoir des conducteurs de bus si généreux !

Par mesure de sécurité, je préviens. On sait jamais, un conducteur de bus pourrait passer par là.
Cet article n'est pas une attaque envers la profession de conducteur de bus. Certaines personnes font très bien leur métier.
Ceci étant, il est habituel de dire que les Parisiens sont mal-élevés (qui a parlé de "pléonasme" ?).
Et bien, je tenais à montrer que certains conducteurs ne font pas vraiment leur maximum pour changer la donne.
Ce message n'est qu'un coup de gueule contre des conducteurs peu respectueux que j'ai rencontré récemment et la majorité des conducteurs ne se reconnaîtront certainement pas dans mes propos.