Comment un système archaïque incite à sécher les cours !
Laissez-moi vous raconter une petite histoire.
Je suis blotti confortablement dans mon lit douillet et je rêve de paysages merveilleux. Quand tout à coup, mes yeux se décident à s'ouvrir. Il faut relativiser : je ne me suis pour une fois pas réveillé à cause de cette horrible musique que produit ce monstre que l'on nomme réveil ! Peut-être est-ce une journée qui commence bien ?
7h45 ?!! Je n'ai pas entendu le réveil ? Mon esprit doit essayer de fonctionner à froid pour trouver rapidement la solution. Aller à l'école ? Je serais en cours à 8h05 au plus tôt. Vu le professeur que l'on a, je ne serais pas accepté. Une heure d'absence donc… Pas grave, je peux la rattraper. Mais une demi-journée d'absence inscrite dans mon bulletin scolaire…
Hep, attendez ! Je vais courir pour aller en cours, être refusé avec un certain mépris, attendre pendant une heure en permanence et avoir une demi-journée d'absence inscrite sur mon bulletin ? Je n'ai pourtant eu que cinq petites minutes de retard.
Et puis zut ! Je ne vais pas en cours de toute la matinée. Retour à la case "Lit".
Pour ceux qui n'iraient plus à l'école ou n'auraient jamais eu à faire face au comptage par demi-journée, il est d'usage de ne pas compter les heures d'absences mais des demi-journées pleines à chaque absence. Ainsi, que l'on ait manqué une heure de cours ou bien une demi-journée entière, la vie scolaire n'en fait pas plus cas.
Et, bien que je n'aime pas manquer des heures de cours, ce système m'incite malgré tout à manquer une demi-journée de cours pour une vulgaire panne de réveil. C'est tellement plus facile et tellement moins contraignant. On évite les commentaires désagréables du professeur et l'heure de permanence. Et, cerise sur le gâteau, au retour, ce même professeur prendra de nos nouvelles. "Oh, tu es sûr que tu vas bien ? T'étais très malade et tu viens quand même en cours l'après-midi ? Ça, c'est un élève sérieux !".
Par itello, le 30/10/2008 à 21h26